
Inspirés de la Bibliothèque humaine, il s’agissait d’une bibliothèque où les livres n’étaient pas en papier, mais des personnes en chair et en os, que des « lecteurs » et « lectrices » pouvaient emprunter, pour une durée de 10 minutes maximum.

Il s’agissait de toucher la thématique de la diversité linguistique et culturelle et d’aborder le phénomène du non-respect des droits culturels et de leurs répercussions directes, telles que les discriminations liées à l’origine.
Les 6 livres vivants ont raconté un épisode de leur histoire personnelle, pour lequel ils « n’avaient pas le code ».


Un grand merci à la compagnie de théâtre la Fabrique affamée, qui a accompagné la démarche !

Et merci à la sympathique équipe de volontaires en service civique !

Enfin, voici le témoignage d’une spectatrice :
Entre théâtre et poésie, J’ai pas le code m’a fait penser à une citation que j’adore : « Je n’aime pas les destins figés ni les êtres qui ne savent pas casser leur moule. »
Dans un double mouvement, celui des histoires partagées et le nôtre en tant que spectateurs, une danse unique et en même temps universelle s’est déroulée pour mon plus grand plaisir : celle de l’humanité dans toute sa spontanéité.
J’ai aimé me laisser guider et écouter des êtres sans fard en me laissant toucher par leurs émotions. Certaines m’ont parlé plus que d’autres, comme celle de l’exilée que je suis et qui comprend ce sentiment d’écartèlement. D’autres m’ont ouvert les yeux sur la différence à laquelle je suis si sensible et que je défends corps et âme à mon humble niveau. J’ai décidé d’ailleurs de travailler sur le texte d’Aitor avec mes élèves allophones. Comme pour prolonger la portée de son message bouleversant.
Chapeau, vraiment, au créateur du spectacle : cette idée de mise en mouvement par le biais de cartes ludiques, notamment, va faire son chemin aussi et fait déjà naître en moi des envies pour mes prochains ateliers d’art-thérapie.
Carine Lafontana, hegaldia arte